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Faisal Elbagir

DDH, journaliste, coordinateur général
Journalists for Human Rights – JHR Sudan

Faisal Elbagir est un éminent journaliste et défenseur des droits humains soudanais. Il est écrivain, poète, traducteur et interprète. Il est le fondateur et coordinateur général de Journalists for Human Rights – JHR Sudan. Cette organisation surveille la liberté d'expression et des médias, en accordant une attention particulière à la sécurité et à la protection des journalistes. Il a commencé sa carrière en tant que militant au Soudan au milieu des années 1980, puis a cofondé plusieurs initiatives de la société civile soudanaise et organisations de défense des droits humains, notamment le Khartoum Centre for Human Rights and Environmental Development (KCHRED). Faisal occupait les fonctions de secrétaire général du KCHRED et de coordinateur de projet du programme Médias et liberté d'expression jusqu'à ce que les autorités soudanaises contraignent arbitrairement le KCHRED à fermer ses portes en 2009, après l’inculpation du président Omar el-Béchir par la Cour pénale internationale.

Faisal Elbagir est le fondateur et PDG de l’Africa Initiative for Media Development and Journalists' Safety (Initiative africaine pour le développement des médias et la sécurité des journalistes). Il travaille comme journaliste pour plusieurs journaux soudanais et dispense des formations sur les droits humains et les médias à d'innombrables journalistes soudanais et sud-soudanais. Il est cofondateur du Sudan Media Forum et membre de son conseil d'administration. Il plaide pour le journalisme portant sur les droits humains et le journalisme éthique. Il est l’un des fondateurs de la Sudan Defenders Coalition. Il est fondateur et rédacteur en chef de Sudan's Reporters. Faisal est titulaire d'une licence en sciences politiques et d’un master en politique de l'université de Poona, en Inde, et il est membre du Reuters Institute for the Study of Journalism de l'université d'Oxford. Il est actuellement doctorant à l'École de journalisme et de communication de masse de l'Université de Nairobi.

Les violences qui font actuellement rage entre les forces gouvernementales, les milices progouvernementales et les groupes armés qui luttent contre le gouvernement forment un contexte dans lequel les défenseur·ses des droits humains (DDH) sont harcelés, arbitrairement arrêtés, détenus au secret et torturés par l'armée soudanaise et les forces de sécurité. La liberté d'expression et la liberté d'association et de réunion sont de plus en plus restreintes. Les membres d'ONG, les journalistes et militants étudiants sont particulièrement pris pour cibles.

Les défenseur·ses des droits humains sont victimes d'arrestations arbitraires et détentions orchestrées par le Service national de la sûreté et du renseignement (NISS). La loi de 2010 sur la sécurité nationale accorde au NISS des pouvoirs étendus pour arrêter et détenir des individus jusqu'à quatre mois et demi sans intervention de la justice, et en toute impunité lorsque la détention est arbitraire. Les défenseur-ses des droits humains sont détenus au secret, sans accès à un avocat et les visites de leurs familles sont refusées sans raison. Les DDH emprisonnés sont souvent retenus dans des cellules du NISS qui sont hors de la juridiction des lois et règles des prisons, où ils sont également victimes de mauvais traitements et de torture.