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Dmytro Khyliuk

Dmytro Khyliuk

Dmytro Khyliuk est défenseur des droits humains et journaliste pour l'agence de presse indépendante ukrainienne UNIAN. Il suit les audiences judiciaires et couvre les sujets liés aux mouvements de la société civile et aux droits humains en Ukraine. En tant que journaliste et personnalité publique, il attire l'attention sur l'importance de la réforme judiciaire et met en avant les efforts de lutte contre la corruption déployés par la société ukrainienne. Après le début de l'invasion de la région de Kiev par la Russie, Dmytro Khyliuk a travaillé depuis les villes et villages proches de la ligne de front, fournissant des informations sur la situation des populations civiles sous le feu des attaques. Le 1er mars 2022, dans un message publié sur sa page personnelle Facebook, il a écrit que les troupes russes occupaient le village de Kozarovychi, où vivait sa famille. Le 3 mars 2022, Dmytro Khyliuk et son père ont été arrêtés par l'armée russe alors qu’ils inspectaient leur maison, endommagée par les bombardements russes. Le père du défenseur a été libéré après huit jours, mais on ignore toujours où se trouve Dmytro Khyliuk.

Avant l'escalade du conflit armé dans l'est de l'Ukraine et l'annexion de la péninsule de Crimée par la Fédération de Russie, les principales préoccupations des défenseur-ses des droits humains (DDH) en Ukraine étaient principalement caractérisées par des obstacles systémiques contre le droit à la liberté de réunion, d'association et contre les libertés personnelles. Dans de nombreux cas, les DDH sont victimes d'intimidation, de harcèlement et d'agressions, tandis que la violence contre les journalistes est tolérée par les autorités. La situation est exacerbée par la corruption généralisée dans toutes les branches du gouvernement et les limites du droit de grève des travailleurs.

Bien que toutes les organisations qui œuvrent pour la protection des droits des différentes minorités (telles que les LGBTI, les groupes ethniques, nationaux et raciaux) rencontrent toujours des obstacles (refus de donner des autorisations et refus de protection) pour pleinement jouir de leur droit à la liberté de réunion, et malgré les risques d'attaques par des groupes radicaux, le gouvernement au pouvoir depuis 2015 soutient de plus en plus leur travail en comparaison à ses prédécesseurs.