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Yémen : Abdul Majid Sabra entame une grève de la faim en détention

Statut: 
En grève de la faim
À propos de la situation

Le 11 décembre 2025, le défenseur des droits humains et avocat Abdul Majid Sabra a informé sa famille qu'il avait entamé une grève de la faim pour protester contre sa détention arbitraire par les autorités houthies (Ansar Allah) de facto au Yémen.

À propos d'Abdul Majid Sabra

Abdul Majid Sabra est un éminent défenseur des droits humains et avocat qui travaille sans relâche pour défendre les personnes détenues pour avoir exercé pacifiquement leurs droits fondamentaux au Yémen. Au fil des ans, il a représenté des journalistes, des activistes politiques et d'autres victimes de détention arbitraire. Le défenseur utilise les réseaux sociaux pour promouvoir les droits humains et fournir des informations actualisées sur les affaires qu'il défend.

16 Décembre 2025
Yémen : Abdul Majid Sabra entame une grève de la faim en détention

Le 11 décembre 2025, le défenseur des droits humains et avocat Abdul Majid Sabra a informé sa famille qu'il avait entamé une grève de la faim pour protester contre sa détention arbitraire par les autorités houthies (Ansar Allah) de facto au Yémen.

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Abdul Majid Sabra est un éminent défenseur des droits humains et avocat qui travaille sans relâche pour défendre les personnes détenues pour avoir exercé pacifiquement leurs droits fondamentaux au Yémen. Au fil des ans, il a représenté des journalistes, des activistes politiques et d'autres victimes de détention arbitraire. Le défenseur utilise les réseaux sociaux pour promouvoir les droits humains et fournir des informations actualisées sur les affaires qu'il défend.

Le 11 décembre 2025, Abdul Majid Sabra a téléphoné à sa famille pour l'informer qu'il avait entamé une grève de la faim afin de protester contre sa détention arbitraire. Selon certaines informations, le défenseur des droits humains serait détenu au siège des services de renseignement et de lutte contre le terrorisme de la police houthie à Sanaa, où il est placé à l'isolement. Les conditions de sa détention suscitent de graves inquiétudes quant à son bien-être physique et psychologique.

Le 25 septembre 2025, un groupe des forces armées houthies (Ansar Allah) et d'hommes armés en civil ont arrêté Abdul Majid Sabra après avoir fait irruption dans son bureau situé dans le quartier de Shamila, dans la capitale Sanaa, et l'ont emmené vers une destination inconnue. Après son arrestation, pendant plusieurs jours, sa famille n'a pu ni communiquer avec lui ni obtenir d'informations sur le lieu où il se trouvait, provoquant un stress psychologique intense au sein de la famille. Selon un proche, les hommes armés ont présenté un mandat d'arrêt et déclaré que le défenseur était détenu en raison de ses publications sur les réseaux sociaux à l’occasion de l'anniversaire de la révolution du 26 septembre au Yémen. Son arrestation et sa détention semblent être directement liées à son travail légitime en faveur des droits humains et à son exercice pacifique de la liberté d'expression.

Front Line Defenders est vivement préoccupée par le bien-être physique et psychologique d'Abdul Majid Sabra, en particulier compte tenu de sa grève de la faim. L’organisation condamne sa détention arbitraire et sa disparition forcée ; il semble qu’il soit pris pour cible uniquement à cause de son travail en faveur des droits humains et son exercice pacifique de la liberté d'expression.

Front Line Defenders exhorte les autorités houthies (Ansar Allah) de facto au Yémen à :

  1. Libérer immédiatement et sans condition le défenseur des droits humains Abdul Majid Sabra ;
  2. Prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la protection de son intégrité physique et psychologique et lui permettre d'avoir immédiatement accès à un avocat et à des soins médicaux adéquats ;
  3. Mettre fin à la pratique des détentions arbitraires et des disparitions forcées, et libérer immédiatement tous les défenseur⸱ses des droits humains détenus uniquement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits humains, notamment les droits à la liberté d'expression, de réunion pacifique et d'association ;
  4. Garantir qu’en toutes circonstances tous les défenseur·ses des droits humains, les avocats, les journalistes et les activistes au Yémen puissent mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l'acharnement judiciaire.